La Rencontre – Sogeprom

Dans cette série d’entretiens, Vestack part à la rencontre de ses partenaires, ses fournisseurs, ses clients, qui façonnent la ville de demain: promoteurs, bailleurs sociaux, architectes, établissements publics d’aménagement, bureaux d’études, collectivités, fournisseurs de matériaux, constructeurs…

Cette rencontre est consacrée à un promoteur immobilier français emblématique : Sogeprom faisant partie du groupe Société Générale. Échange avec Leïla BELHADJ, Directrice Régionale Résidentiel Est-Ile-de-France & Paris.

Bonjour Leïla, pouvez-vous vous présenter et préciser ce qui vous motive dans votre métier ? 

LB : Bonjour, Leila BELHADJ, je suis Directrice Régionale Résidentiel Est-Ile-de-France & Paris chez SOGEPROM. J’ai rejoint l’entreprise en 2014.

Concevoir et imaginer des lieux de vie, c’est un peu construire la vie des gens, cela donne du sens à mon métier.

 

Quelles sont les ambitions de Sogeprom en matière de ville durable ? 

LB : Nos ambitions en matière de ville durable sont portées avec beaucoup d’énergie par l’ensemble des équipes Sogeprom et plus largement Société Générale.

Plus globalement, nos engagements RSE se déclinent sur trois thématiques : 

  • Un promoteur responsable
  • Une entreprise responsable
  • Un employeur responsable

Ainsi, la ville de demain est forcément RSE dans toutes ses dimensions, elle nous incite à placer le vivant au cœur de nos réflexions, à être attentifs à l’impact de nos projets, aux besoins de nos partenaires, à proposer une architecture de qualité intégrant l’homme et la nature au cœur de nos programmes, des immeubles sains, des intérieurs flexibles et modulables et des bâtiments vertueux frugaux en ressources naturelles.

Nous pouvons compter parmi nos réalisations de nombreuses références portants nos valeurs et engagements tel que La Résidence AGORA à Nogent ou Le Village BONGARDE à Villeneuve la Garenne.

Quelles sont les démarches et étapes concrètes qui ont été menées par Sogeprom pour répondre aux défis de la ville durable ?

LB : Concrètement, nous pouvons compter aujourd’hui chez SOGEPROM :

  • La première opération en bois sur Montévrain,
  • Le premier bâtiment hybride regroupant, logements, activités, commerces, maison de santé, et près de 2500 m² de serre urbaine à Villeneuve la Garenne,
  • Les Premiers Labels Biodiversité obtenus sur nos opérations, 

 

Sogeprom a de plus adhéré à Fibois ce qui permettra entre autre de favoriser la montée en compétence de nos collaborateurs.

Comment travaille-t-on chez Sogeprom ? 

LB : Chez Sogeprom, nous travaillons en équipe. Avec l’avènement de la crise sanitaire et le développement du télétravail, nous avons récemment signé une convention avec Stephane Millet afin de mettre en place sur l’ensemble de nos bâtiments un système de mobilier de bureaux évolutifs conçus par l’architecte décorateur.

Quel est le projet le plus passionnant sur lequel tu as travaillé (et pourquoi) ?

LB : Oh, il y en a tellement, mais pour rester dans le thème de notre entretien je citerais l’opération Oxygène à Montévrain. 

Nous avons eu l’honneur d’être désignés en septembre 2019 lauréat de la consultation lancée par Epa Marne sur le lot 2.2 de la ZAC de l’Eco quartier à Montévrain

Situé à 8min de la gare, le projet bénéficiera de l’attractivité du pôle du Val-de-Marne ainsi que de la proximité de Disney et son parc d’activité

Il s’agit d’une opération comprenant 100 logements dont 44 logements sociaux et un commerce en RDC conçue par l’architecte Charles Henri Tachon.

Ce qui a fait la différence par rapport aux 34 autres candidats dans le cadre de la consultation : l’approche environnementale poussée avec des niveaux de labellisation bien supérieurs aux exigences initiales et un coût technique maitrisé et bien appréhendé.

Les principes de la maison «Dom-Ino» sont toujours à la base nombreux projets architecturaux aujourd’hui.

Quels sont tes architectes préférés ?

LB : D’abord, Le Corbusier, car il a tout inventé, tout conceptualisé : le Plan Libre, la façade libre, le toit terrasse, la construction modulaire, La préfabrication ; à l’image du module Dom Ino qui en est l’illustration parfaite : répété à l’infini il permet de construire en série vite et pas cher. L’intention était de créer un module standardisé. Les maisons «Dom-Ino» avaient vocation à être multipliées dans toutes les directions de l’espace en fonction de l’usage des bâtiments. Nomades, elles sont reproductibles partout où cela est nécessaire et avec les matériaux disponibles sur place.

Les principes de la maison «Dom-Ino» sont toujours à la base nombreux projets architecturaux aujourd’hui.

On peut également citer La Pavillon Suisse à Paris, une résidence pour étudiants, ou toutes les pièces de l’ossature ont été usinées et transportées sur place pour y être directement montées. La technique est avant gardiste à l’époque, nous sommes dans les années 30 !

 

On peut aussi penser à La cité Fruges à Pessac, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Construite pour le compte de l’industriel Henry Fruges qui souhaitait loger ses ouvriers.  Le Corbusier a eu recours à un module standard, permettant l’élaboration de plusieurs types de maisons.

Le site a été un chantier d’expérimentation inédit de la standardisation du bâtiment et de la construction modulaire. Il fut un laboratoire géant pour la mise en œuvre des idées révolutionnaires du Corbusier dont beaucoup sont encore à l’origine des démarches innovantes liées à la conception modulaire de nos jours. 

Ensuite, et pour citer un architecte contemporain : Kengo Kuma, c’est l’architecte du Stade de Tokyo pour les JO 2021 … son travail a évolué vers une réflexion visant à faire fusionner architecture et nature, une réflexion inspirée par l’architecture traditionnelle japonaise. On retrouve ici le bois, omniprésent et si possible d’origine locale ainsi qu’une certaine idée des espaces intérieurs/extérieurs conçus comme un ensemble formant un tout cohérent. J’ai vraiment hâte de voir ses prochaines réalisations en Ile-de-France, que ce soit la gare du Grand Paris Express à Saint Denis ou l’immeuble en bois sur les Quais d’Issy-les-Moulineaux.

Le système proposé par Vestack est intelligent et agile, il permet de mettre le système constructif au service du bâtiment bas carbone.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Vestack ?

LB : Vestack est avant tout un partenaire, c’est le nouveau chouchou de promoteurs car le concept renferme toutes les solutions permettant de répondre aux enjeux précédemment évoqués : Vestack, est un acteur engagé dans la construction modulaire bois hors site, le bois constitue le matériau de structure principal des bâtiments construits par Vestack. 

Les bâtiments sont construits sous forme de modules 3D préfabriqués en usine, avec un haut niveau de finitions, ils sont ensuite empilés comme un jeu de lego sur le chantier.

Les origines de ce type d’approche sont liées à l’essor de l’industrialisation et remontent aux origines du mouvement moderne, rappelez-vous la maison DOM INO déjà évoquée !

Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est la prise de conscience de l’urgence climatique et la recherche d’une haute qualité d’usage dans les bâtiments.

L’urgence climatique génère de très fortes attentes en matière de bilan carbone, de gestion circulaire des ressources, de valorisation de ressources locales et de recours à des matériaux biosourcés, en particulier le bois.

Dans ce sens le système proposé par Vestack est intelligent et agile, il permet de mettre le système constructif au service du bâtiment bas carbone. La construction modulaire devient un outil d’intégration du développement durable dans la conception des bâtiments.

De plus, le système modulaire favorise la flexibilité et l’évolutivité des logements, ce qui permet l’évolution des usages dans le temps. Je suis certaine que nous avons encore à explorer de nombreuses pistes de réflexions sur le sujet …

Enfin, le fait qu’une grande partie de la construction se fasse en atelier permet d’adopter les processus digitaux de façon encore plus forte que sur un mode constructif traditionnel : de la maquette numérique en amont du projet jusqu’à l’exploitation et même la déconstruction du bâtiment … c’est un atout supplémentaire pour la construction modulaire 😊

Pour finir, une ville qui vous inspire ?

LB : Paris bien sûr : de la ville du moyen âge à l’intérieur de ses remparts, tenue par l’impératif défensif à celle du 19eme portée par les mouvements hygiénistes et les grands travaux Haussmanniens jusqu’à la ville du 21ème siècle qui souhaite se doter d’un PLU bioclimatique !!! C’est un privilège de lire quotidiennement son évolution et la façon dont elle s’adapte aux grands enjeux de son temps à travers le paysage urbain …

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